Notre démarche de recherche

Comment nous nous proposons de répondre à notre problématique de recherche.

Rappel de notre problématique :

Dans quelle mesure des pratiques pédagogiques et didactiques facilitant l’attention des élèves lors de la phase d’encodage de nouveaux apprentissages favorisent-elles l’ensemble du processus de mémorisation pour aboutir à une restitution plus efficace ?

Un des écueils que pose cette problématique est bien sûr la mesure des résultats. En effet, comment être sûr que c’est bien ce qui s’est passé lors de la phase d’encodage qui a favorisé la mémorisation, et pas les pratiques de consolidation ? ce qui s’est passé en classe et pas une reprise à la maison avec un tiers ?

Une certitude totale sera bien difficile à obtenir, mais on peut toutefois proposer des pistes :

  • Impliquer les élèves, co-chercheurs, dans une démarche introspective qui, certes, ne sera pas à proprement parler scientifique, mais se rapprochera de celle adoptée par La Garanderie avec des résultats tout de même parlants. Nous n’avons de toute façon guère le choix : qui, mieux que les élèves, peut savoir ce qui se passe dans leur tête ? Par ailleurs, ce travail d’introspection revêt un double avantage : le premier est qu’il met les élèves au cœur du dispositif. Ce sont eux qui produisent les données les plus sensibles, les plus importantes, et nous leur faisons confiance pour porter cette responsabilité. Cela renverse le rapport de force habituel dans la mesure où ce n’est plus l’enseignant qui observe l’élève, mais l’élève qui observe les pratiques de l’enseignant et en mesure l’efficacité. Cette posture de l’élève fait d’ailleurs partie des éléments qui favorisent l’attention et il nous faudra l’avoir en tête lors de l’analyse des résultats. Autre avantage, l’introspection développe l’intelligence (on parlera plutôt de compétence par la suite) intrapersonnelle de l’élève.
  • Ne pas changer nos pratiques dans les phases de consolidation ou de restitution, même si c’est très tentant ! Ce faisant, on pourra comparer les résultats des élèves avant, pendant et après l’expérimentation.

 

 

Élèves concernés par l’intégralité du protocole

 

En primaire, seulement les classes dont les enseignant(e)s font partie du groupe.

En collège, deux classes en 5e, 4e et 3e afin d’éviter de crouler sous les données à analyser.

A NDL,

  • 5eD et une des 5e de Pierre-Alain
  • Deux des 4e d’Elodie
  • Une 3e de Violaine et celle de Marie-Charlotte

 

 

Outils

 

  1. Le journal de bord (collège)
    1. Structure
  • Référence au domaine 2 du socle commun.
  • Bilan du questionnaire initial.
  • Étapes du protocole.
  • Page « moi, co-chercheur » qui rappelle le rôle de l’élève dans le protocole.
  • Supports pour les apports théoriques.
  • Journal.

 

  1. Conception

Implication d’élèves de 5e, 4e et 3e pour illustrer le journal de bord dans la logique de professeurs et élèves co-chercheurs.

 

  1. En primaire
    1. Bilans quotidiens et hebdomadaires (15 à 30 minutes)

L’idéal serait qu’ils fassent l’objet d’une synthèse systématique par l’enseignant dans son journal de bord personnel.

  1. Bilans bimensuels (1h)

L’idéal serait que les échanges soient enregistrés ou filmés et qu’ils fassent l’objet d’une trace écrite dans les cahiers de chercheurs des élèves (classe de Françoise) et dans le journal de l’enseignant.

 

  1. Documentations diverses

Les deux points précédents assurent une banque de données de base.

Néanmoins, soyons également attentifs à :

  • garder des traces de nos expérimentations en termes de pratique : photos, films, fiches de préparation, etc.
  • quand nous en avons l’occasion, documenter des situations de classe intéressantes, interviewer des élèves sur leur attitude, leur cheminement intérieur pendant le cours, etc.

 

 

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